Chapitre 23

Coucou la populasse !

Aujourd'hui, c'est le dernier chapitre de ma fic yaoi... ='(
Je vous le poste donc en espérant que vous ne serez pas trop déçut...

Bonne lecture!




Rappels :

Pensées de Bill Pensées de Tom






-Bill ! Tom ! Ca fait quinze fois que je vous appelle ! Venez manger ! Qu'est-ce que vous faites ?

Elle n'eut aucune réponse. Ces fils ne se faisaient jamais prier pour venir manger, c'est pourquoi, elle monta à l'étage pour voir ce qu'il se passait. Des bruits étranges provenaient de derrière la porte de la chambre de Tom. Elle entendit quelques brides de la « conversation » :

-Mmmh... Tom...
-Chut bébé, on va t'entendre...
-Mmmh... C'est trop b...

Simone avait déjà dit des centaines de fois à Tom de ne pas ramener de filles à la maison. Et pour lui montrer que c'était elle qui commandait, elle ouvrit la porte, mais tout doucement, sans faire de bruit, pour mieux le surprendre. Ce qu'elle vit la répugna au plus haut point : Bill, allongé sur le lit, les jambes écartées et Tom, entre ses jambes, une main sur la bouche de Bill. La main atténuait les gémissements de ce dernier. Tom faisait des va-et-vient qui faisaient se cambrer Bill. Simone aurait voulu hurler, mais la honte, mêlée au dégoût d'avoir deux fils incestueux l'en empêcha. A ce moment, et pour le restant de sa vie, elle décida qu'elle n'avait plus de fils. Elle ressortit de la chambre, rageuse. Dans la cuisine, elle tenta de faire comme si de rien n'était, mais ces images défilaient en boucle dans sa tête. Au bout d'un certain temps, elle se posta devant la porte de la chambre de Tom et se mit à frapper dessus en hurlant :

-A table !!!

Puis elle entendit un grand vacarme dans la chambre, et Tom balbutier :

-Euh... Oui, oui... On arrive...

Elle redescendit, pour se préparer à affronter la vision de ses deux enfants, qui quelques instants plus tôt, étaient l'un sur l'autre, comme des bêtes. Non vraiment, elle n'avait plus de fils.

-Faut vraiment qu'on fasse gaffe... dit Tom en se rhabillant
-Ouais... J'aurais bien aimé que tu finisses ce que t'as commencé... répondit Bill en baissant les yeux sur sa virilité encore réveillée
-Tout à l'heure mon c½ur...
-J'peux pas descendre comme ça !
-T'as qu'a...
-LES JUMEAUX !!! cria Simone du bas des escaliers

Bill et Tom se regardèrent. Cette appellation les rendait toujours mal à l'aise. Bill baissa les yeux le premier.

-On ferait mieux d'y aller... lança-t-il en commençant à partir

Tom lui attrapa la main.

-Bill, on est pas jumeaux ! On est né de la même mère c'est tout ! On est des amoureux et plus tard, je t'épouserai !

Bill sourit.

Si seulement ça pouvait être si facile...

Les deux jeunes hommes descendirent. Simone les regarda, avec une expression de dégoût dans les yeux, ce qui n'échappa pas à Bill, ayant l'habitude de ce genre de regard posé sur lui. Seul Tom le regardait avec les yeux d'amoureux, un regard magnifique.
Simone ne cessa de les réprimander de tout le repas, pour des broutilles. Ainsi, Tom fut privé de dessert car il avait parlé la bouche pleine et Bill reçu un coup de fourchette pour avoir regardé Tom... Ce dernier comprit aussi que quelque chose clochait chez leur mère, qui les regardait comme des étrangers. A la fin du repas, Simone ne put se retenir d'avantage : il fallait qu'elle leur montre qu'elle n'avait plus de fils ! Elle profita de la maladresse de Tom qui venait de casser un verre pour leur crier cette phrase :

-Tu es un monstre ! Vous êtes des monstres !!! Vous êtes jumeaux !!! Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?!

Le dégoût qu'éprouvait Simone pour ces deux hommes se transforma peu à peu en folie. Ainsi, elle prit un couteau dans le tiroir, qu'elle pointait, menaçante, sur Bill. Celui-ci la regarda dans les yeux, et il comprit. Il comprit qu'elle savait, qu'ils la répugnaient, qu'elle cherchait à faire disparaître ces fils. Tom, devant cette scène ; sa mère, complètement folle, menaçant de tuer Bill, et son amoureux, immobile devant sa mère, ne cherchant même pas à se défendre, prit les choses en mains : il attrapa Bill par la main et le jeta hors de la cuisine, fermant la porte derrière lui. Bill se « réveilla » de sa réflexion. Il entendit sa mère crier des horreurs à Tom, et Tom qui lui disait que tout était sa faute, que c'était elle qui les avait séparé, et qu'il aimerait Bill pour le restant de sa vie. Au bout d'un moment, un bruit sourd se fit entendre. Bill s'écroula à genoux et se mit à pleurer. Il avait tellement peur pour Tom. Des pas résonnèrent dans la cuisine. Bill tremblait de tous ses membres. Il attendait son tour. Sa mère allait venir le tuer. Une main se posa sur son épaule, cette main. Celle qui lui avant tant donné de plaisir, qu'il avait tant aimé serrer dans la sienne...

-Tom !

Bill se releva et regarda son Tom. Il avait une profonde entaille sur le bras. Bill porta précipitamment ses lèvres à cette plaie vive et l'embrassa, comme pour la soigner, en se mettant plein de sang sur la bouche. Tom grimaça de douleur, puis releva la tête de Bill, dont les lèves étaient d'un rouge vif.

-Viens. On part avant que Jörg rentre.
-Tom... Qu'est-ce que tu lui as fait ?
-Rien. Elle a glissé sur les bouts de verre et elle est tombée. Allez viens !
-Attends ! Elle s'est peut-être tuée !
-Bill c'est notre seule chance d'être enfin libre, de pouvoir faire ce que l'on veut sans avoir peur d'être surpris ! On va partit tous les deux, et on va être heureux !

Malgré la peine qu'il éprouvait pour Simone, Bill sourit.

-Allons-y ! dit-il

Les deux amants prirent quelques affaires, ainsi que de l'argent. Avant de quitter pour toujours cette maison, Tom se mit à écrire un mot pour leur père. Bill se rendit dans la cuisine, où Simone gisait par terre, le couteau à proximité d'elle, dans une marre de sang. Elle respirait encore, mais faiblement. Des images arrivèrent dans la tête de Bill, des flash-back : Tom dans une marre de sang, les veines ouvertes... Ce dernier mit un terme au terrible flash-back que Bill voyait. Bill se jeta dans ses bras.

-Tom ! Appelle une ambulance ! Elle vit encore !
-Bill, viens on part.
-Non Tom ! je sais ce que c'est que de voir l'être que l'on aime dans une marre de son propre sang, de croire le perdre à chaque instant ... Inflige pas ça à Jörg ! Il ne mérite pas ça !

Tom, émut par ce discours, appela l'ambulance, puis après avoir déposé la lettre destinée à Jörg sur la table, il partit pour toujours avec son ange.








Voilà!

Alors?

=$

Je poste l'épilogue et ce sera finit.

# Posté le mercredi 07 mai 2008 08:34

Modifié le mercredi 07 mai 2008 09:45

Epilogue

EPILOGUE






« Monsieur Tom Kaulitz et Monsieur Bill Raquin sont heureux de vous annoncer qu'ils s'uniront le Samedi 6 Juillet 2012 à 15 heures, à la mairie de Berlin. Cet avis tient lieu de faire-part. »

Deux phrases. Deux minuscules phrases.
Simone repose le journal. Ces deux phrases viennent de ruiner sa vie. Jörg pousse délicatement le fauteuil roulant de sa femme vers la fenêtre ; sa place. Quatre ans qu'elle attend. Quatre ans qu'elle espère. Mais aujourd'hui ça ne sert plus à rien.

De l'autre côté de Berlin...

-Oui vas-y... Encore...
-Pfff... Bill je suis morte...
-Continue...
-Bill... S'il te plait... Une pause...
-T'es pas très endurante Molly...
-Ouais pas comme moi... raille une troisième voix

Bill se retourne en sursautant. Tom est là. Un sourire radieux sur le visage. Bill lui saute au cou et l'embrasse langoureusement. Molly se relève en remerciant intérieurement Tom d'être arrivé. Bien sûr, elle aime son travail, mais son photographe est un peu trop exigent...

-Encore 69 jours mon c½ur ! Et je serai officiellement Monsieur Bill Kaulitz !
-Hum 69... Ca me donne des idées... dit Tom en l'entraînant vers le vestiaire




Voilà voilà c'est la fin !
J'espère que ça vous a plu!
Je sais l'épilogue est un peu bizarre... Mais après c'est à vous d'imaginer ce que vous voulez... ^^

Merci en tout cas à vous toutes d'avoir lue ma fic, pour tous vos com's... je vous n'aime fort!

Merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci, merci ...

Mercredi je mets le premier chapitre de ma 2ème fic yaoi. Elle sera différente de celle là.


quelques petites indications ^^ :

- Bill n'est pas la "victime"
- Ils n'ont pas 18 ans
- Tom n'a pas le rôle de la grosse racaille homophobe ^^
- Georg a un des rôles principaux
- la fic ne sera pas très longue mais j'en posterai une 3ème après ^^




je postes toujours sur ce blog.
Epilogue

# Posté le mercredi 07 mai 2008 09:01

Modifié le samedi 10 mai 2008 10:45

1+1= Nous

Nouvelle fic:

celle qui veulent être pvenue c'est ici ^^

p
ar contre je ne peux plus prévenir sur les blogs se sra une fois par mois à peu près... dsl
d
onc celle qui veulent être au courant à chaque fois, vous pouvez me laissez votre msn et prendre le mien:
ein-engel483@hotmail.fr

voilou les miss!

A mercredi!

<3 <3 <3

# Posté le dimanche 11 mai 2008 06:46

Kapitel 1

Hello tous les gens!

Premier chapitre.
J'le trouve bizarre ^^ (mais en même tps je suis bizarre donc c'est normal...)

Bref je vous laisse à votre lecture!

Bisouxxxxx



POV Bill



Dix ans...
Ca fait dix ans aujourd'hui...
Dix ans que ça s'est produit...
Je n'arrive pas à oublier.
Je n'arrive pas à l'oublier.
Je n'ai pas envie d'oublier.

C'était tellement beau et tellement horrible à la fois. Ca me hante. Ca hante ma vie. Ma vie... Parlons-en de ma vie. Une femme, une vraie chieuse. Un petit garçon. Une des plus belles choses de ma vie. Après Lui. Mais mon petit garçon est malade. Très malade. Il ne sera jamais comme tous les autres petits garçons. Certains disent qu'il est « mongole » d'autres préfèrent dire que c'est une erreur de la nature... Il y a un nom à cette maladie, moi je l'ignore. Mon petit garçon a juste besoin de nous. Il grandit moins vite que les autres, mais je l'aime. J'habite dans un quartier bien fréquenté, dans une immense maison. Tous les gens s'aime et sont heureux... Une vie de rêve, non ? Non. On n'est pas tous heureux ici. Moi le premier. Moi le seul, en fait. Mais si je reste là c'est pour mon enfant. Il est bien là. Même si maintenant, il est la seule personne que j'aime, il n'est pas ma vie. Ma vie, c'est Lui.

Lui, il va mal. Je le sais. Je le sens. Mais je ne peux pas l'aider. On ne doit pas se revoir. On l'a décidé, il y a dix ans. Mais moi j'en peux plus. Je le veux Lui. Je veux ma vie avec Lui et mon petit garçon.

Comme chaque dimanche, mon enfant est chez ses grands-parents, les parents de ma femme. Et moi, comme chaque 14 Février, je dois aller au cimetière.
Je dépose des fleurs sur la tombe d'un homme, mort durant la guerre, un homme qu'on n'a jamais pu identifier. Puis je rentre, chez moi. Ma femme me toise, comme chaque fois qu'elle me croise dans la maison. Divorcer ? Non je ne peux pas. Mon enfant ne le supporterait pas. Elle me toise encore et moi, je l'observe. Ca fait longtemps qu'on n'a pas couché ensemble. Je ne l'aime pas. Elle ne m'aime pas, pourtant, elle joue son habituel jeu.

-Mon chéri, tu veux qu'on fasse quoi aujourd'hui ? me demande-t-elle

Le retrouver.

-Rien...
-Il n'y a pas quelque chose qui te ferait plaisir ?

Le revoir. Juste le voir.

-Non.
-Sûr ?
-Oui.

Elle soupire avant de s'asseoir sur le canapé. Pathétique, non, notre vie de couple ? Mais cette mégère n'en a pas finit de me faire souffrir, car elle sait que ce jour est un jour des amoureux, que légitimement, elle est mon amoureuse, donc qu'elle a le droit, comme toutes les amoureuses, à une journée remplie d'amour et elle sait aussi que ce jour est un enfer pour moi.

-Est-ce que tu m'aimes ? demande-t-elle mielleusement

Non. Je ne t'ai jamais aimé.

-Oui bien sûr.
-Prouve-le.

Je la regarde comme si elle m'avait demandé de grimper tout en haut du Mont-Blanc pour aller chercher son tube de rouge à lèvres.

-Qu-Quoi ?
-Prouve-le !
-Comment... ?
-On est tout seul à la maison...
-Et ?
-Et j'ai envi de toi !

Beurk ! Elle est folle elle ! Vite une excuse, une excuse...

-Désolé, mais je dois pas me décoiffer parce qu'il faut que je... Que je sorte... Là, tout de suite, maintenant...

Pitoyable. En plus, elle a pas gobé mon histoire, vu comment elle me regarde.

-Et tu vas où comme ça ?
-Euh... Shopping !

M'en fout elle déteste ça !

-Oh oui Bill bonne idée !

Merde...

-On va refaire ta garde-robe et puis on va aller chez le coiffeur pour toi, et...
-Non mais ça va pas ? Jamais tu toucheras à mes cheveux, ni à mes vêtements !

Sur ce, je sors. Je sais, c'est naze comme prétexte d'engueulade, mais je la préfère quand on se traite que quand on couche ensemble.
Et puis grâce à elle je suis décidé.
Je vais le revoir.



Fin POV Bill

POV Tom



-Mmmh Tom... Plus vite...

J'aime qu'on me supplit. Mais j'aime pas que ce soit trop facile. Pour bien le faire chier, je ralentis le mouvement de mes va-et-vient.

-Tom... Pitié... Accélère...
-Mmmh... Je sais pas...
-Pitiiiié !!!

Je ris doucement.

-Accroche-toi alors !

Et en effet, j'accélère franchement mes mouvements. J'entre et sors tellement vite de lui qu'il s'étouffe presque. Après quelques instants, je sens que je ne vais pas tarder à...

-Han... Biiiill !!!

je stoppe immédiatement tout mouvement. Ce con, qui n'a pas compris pourquoi je m'arrêtais en si bon chemin, se tourne alors vers moi, reprend longuement sa respiration, avant de me lâcher :

-Tu sais bébé... Moi c'est David, pas Bill... Mais c'est pas grave...Continu.
-Nan, nan...
-Mais ça me gène pas je te dis ! Tu peux continuer de m'appeler Bill si tu veux !
-Tire-toi...
-Mais non, j'ai payé ! Tu dois encore me baiser !

J'attrape l'argent sur la table de nuit, pour lui balancer à la gueule.

-Qu'est-ce que ça veut dire ça ? me demande-t-il
-Que tu te tires de là ! Dégage connard ! Et pas un mot à qui que ce soit où j'te défonce !
-Ah ouais ? Et bah t'es pas prêt de me revoir ! dit-il en se rhabillant.
-M'en fout ! C'est pas ce qu'il manque les mecs ici ! Y'en a une longue file d'attente sur le trottoir qui n'attend que moi !

Il me jette un regard furieux, puis sors, hors de lui.
Putin mais j'y crois trop pas ! Pourquoi je cri son prénom ? Ca faisait tellement longtemps que je l'avais pas prononcé à haute voix ! Non, n'importe quoi ! Tu divagues Tom, c'est tout ! C'est parce que je suis en manque ! Faut que j'aille fumer.
Je me lève, remet mon boxer, et roule un joint. J'inspire longuement. C'est tellement bon, ça fait tellement de bien.
En y réfléchissant bien, ça fait dix ans aujourd'hui. Le 14 Février. Cette putain de journée. Dans les deux sens : bon comme mauvais. Mais c'est du passé tout ça. Faut que j'oublie tout et que je continue de vivre. Enfin « survivre ». Sans lui...
J'écrase mon joint et vais dans la salle de bain. De l'armoire, j'extirpe une seringue, remplie d'un liquide jaunâtre. Je plante l'aiguille dans mon bras, et appuie sur le bout pour déverser le produit en moi. Je retourne dans la chambre et m'allonge sur le lit. Puis, à pleins poumons, je me mets à hurler :

-BILL KAULITZ ! Je te déteste ! Tu entends ? JE TE DETESTE !!!

Ma porte se met à trembler sous la pression d'un poing. Mon prochain rendez-vous.

-Dix ans que tu me hantes connard.



Fin POV Tom


Donc voilà le premier chapitre posté.

Alors? Bizarre? ^^

Pourquoi Bill et Tom sont séparés? Qu'est-ce qu'il s'est passé il y a 10 ans?
Et bah euuuh... je sais pas! lol si bien sûr je sais mais vous en revanche vous ne le saurez pas tout de suite!
hé hé !

Donc Bill et Tom ont... 25 ans! et le petit garçon de Bill à 5 ans.
Pourquoi il s'est marié? Vous le saurez plus tard aussi! ^^

allez les miss bouyoux!!!

et n'oubliez pas, si vous voulez être prévenue, vous lâchez soit votre msn ( prévenu à chaque post ) où votre blog ( environ une fois par mois, dsl ça bug trop ) mais sur l'article d'avant (oui parce que sinon je m'y retrouve plus ^^ ).

# Posté le mercredi 14 mai 2008 10:13

Kapitel 2

Kapitel 2
Salut les gens!!!

Chapitre sur Bill. ^^
Dans le prochain, il y a apparition de Georg ^^

Bonne lecture!




Pensées de Bill




-Vous avez vu cet homme ? demanda Bill, pour la quinzième fois, en exhibant une photo de Tom, vieille de dix ans
-Non, ça me dit rien, désolé...

Bill regarda la rue, désespéré. C'est là qu'il devrait –être, ce quartier à toujours était son rêve. Il continua à interroger les passants, jusqu'à ce qu'il n'y eu plus personne dans la rue. En réalité, Bill savait très bien où trouver Tom, mais il se résignait à y aller trop vite, c'est pourquoi, il prenait tout son temps. Mais au bout d'une heure, ses quelques pas d'errance le conduisirent dans leur quartier. Comme à son habitude, la rue était déserte, seul un homme en costume était debout près d'un immeuble et un dealer qui essayait de refourguer sa drogue à une femme aux allures suspectes. En voyant L'immeuble, bien plus délabré qu'avant, les poubelles brûlées, les vitrines de magasins explosées et la saleté omniprésente, Bill voulu faire demi-tour. Non pas que tout cela le dégoûtait, mais seulement, cela faisait dix ans qu'il n'avait pas osé retourner ici, et rien qu'en voyant les bâtisses qui avaient bercées son enfance, il était prit d'un vertige inexplicable. Il fut même tenté de faire demi-tour, mais le désir de le revoir le retenait. Il s'approcha de l'immeuble et regarda les noms sur les boîtes aux lettres qui n'avaient pas encore étaient défoncées par les petites racailles de treize ans qui pensent être les chefs de la rue. Son nom n'était pas sur les boîtes rescapées. La porte de l'immeuble s'ouvrit brusquement. Bill, pensant que c'était sûrement un des locataires, en profita pour lui demander :

-Excusez-moi, mais...

L'homme s'arrêta, le détailla de haut en bas, en se léchant sensuellement les lèvres sous les yeux gênés de Bill.

-Oui ?

Bill sortit la photo et lui montra.

-Je suis à la recherche de cet homme, et...
-Ah ! Tom !!
-Vous le connaissez ? demanda Bill plein d'espoir

L'homme eut un petit rire.

-Je sors de chez lui là.

Le c½ur de Bill rata un battement.

-Et vous croyez que je peux monter le voir ?
-Désolé monsieur, mais son carnet est rempli pour aujourd'hui. dit l'homme en costume, qui les avait discrètement rejoints

Tom ? Médecin ?! Je croyais qu'il avait horreur de ces trucs là !

-Mais j'ai un trou pour demain, un client qui s'est désisté tout à l'heure. continua l'homme
-Oui, j'ai bien vu qu'il n'avait pas la forme aujourd'hui ! empiéta le premier homme avant de partir
-Mais demain, il sera sûrement d'attaque pour vous ! Ne vous en faites pas !
-Oui... Sûrement... balbutia Bill
-Donc demain à quinze heures si vous êtes libre ?
-Oui parfait...
-Vous êtes Monsieur ...?

Bill savait très bien qu'en disant son véritable nom de famille, Tom refuserait de le voir. Il prit donc le premier nom qui lui vient à l'esprit, celui de son meilleur ami.

-Listing. Monsieur Listing.
-Listing ? Vous avez de la famille dans le coin ?
-Euh... Non, non. Personne. Absolument personne.
-D'accord... Donc vous le payez directement et ...

Il fut interrompu par un homme qui arriva. L'homme au costume se tourna vers lui.

-Bonjour Monsieur Belmond !
-Ah bonjour !
-Allez-y doucement, il n'a pas l'air d'être en forme !
-J'en prendrais le plus grand soin ! dit-il avec un clin d'½il.

Il fit quelques pas en direction du hall, puis se tourna vers Bill, tout en parlant à son interlocuteur.

-Nouvelle recrue ? demanda-t-il
-Non client !
-Dommage...

Puis il s'engouffra dans l'immeuble.
Bill était totalement déboussolé. Il ne savait pas quoi dire ni quoi faire. Il ne comprenait plus rien. Tom n'était pas médecin, il devait être kiné.

Oui c'est ça, il est kiné ou un truc dans le genre...

Il fut tiré de ces questions par l'homme.

-Donc nous vous proposons nos trois formules traditionnelles, après, si vous voulez quelque chose d'un peu plus personnel, ce sera compté comme un extra. Voici la liste de nos trois formules.

Il tendit une feuille à Bill, qui lui répondit au tac-au-tac :

-Euh la troisième.
-Hum, hum... Très bien Monsieur Listing. A demain.

Et il reprit la feuille des mains de Bill, sans lui laisser le temps de la lire, avant de partir. En réalité, Bill n'avait pas vu ce que contenait la feuille, sa vue était complètement brouillée par les larmes d'émotion.
Il décida de ne pas trop s'attarder dans ce quartier et rentra. Lorsqu'il ouvrit la porte, son fils se jeta dans ses bras.

-Papa !
-C'est à cette heure là que tu rentres ? T'étais où ? demanda sa femme qui sortait de la cuisine
-Avec Georg.
-Non t'étais pas avec Georg, il a appelé tout à l'heure !

Bill ne trouva rien à répondre, il se contenta d'hausser les épaules et de prendre son fils par la main pour l'emmener loin des cris hargneux de sa femme. Celle-ci ne prit pas la peine de crier d'avantage et retourna à la cuisine.
Bill s'allongea sur son lit, son fils à ses côtés.
Il pensait à Tom, où plutôt, au lendemain. Il n'avait pas prévu de devoir y retourner. Il avait fait ça sur un coup de tête, sans réfléchir aux conséquences. Il était perdu : devait-il y aller, remuer les fantômes du passé, risquer de reperdre une fois Tom, ou au contraire, devait-il rester chez lui et l'oublier une bonne fois pour toutes ?
Sa femme lui remit les pieds sur terre.

-A table !

Il leva les yeux vers son fils, qui le regardait anxieusement. Avant de descendre, il lui fit son plus beau sourire, celui qui faisait tant craquer Tom.



Du plaisir, de l'amour, le plus beau sentiment. La plus belle journée de sa vie... Puis tout se bouscule ; des cris, des larmes, du sang, la voiture, le chantier, la promesse...

-Tom ! s'écria Bill, en se réveillant en sursaut

Pour toutes réponses, il n'eut qu'un bisou de son fils, alerté par les cris d'un père aimant.
Bill raccompagna son fils à sa chambre, avant de rester en « contemplation » devant sa femme. Non vraiment, il ne savait pas ce qu'il avait pu un jour lui trouver...








Voilou!

La suite mercredi prochain!

ATTENTION: SI VOUS VOULEZ VOUS INSCRIRE POUR ETRE PREVENUE, MERCI DE LE FAIRE SUR LE PREMIER CHAPITRE DE CETTE FIC, INTITULe 1+1=Nous
MERCI!!!

# Posté le mercredi 21 mai 2008 10:05